Combien coûte un site internet ?

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Combien coûte un site internet ?

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20 minutes
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Il y a 4 semaines

Quand j’ai débuté en freelance, j’ai très longtemps eu du mal avec une question qu’on me posait assez régulièrement. Si j’avais le malheur de dire que mon travail consistait à créer des sites internet, je pouvais être sûr que cette question allait arriver sur le tapis dans les minutes qui suivaient. Mais à chaque fois qu’on me la posait, la personne en face repartait soit avec encore plus de questions, soit déçue de ma réponse.

Autant dire que si j’avais la possibilité d’esquiver cette question, je le faisais avec grand plaisir. 😁

Mais aujourd’hui, je me dis que j’ai assez tourné autour du pot.

Qu’il est temps d’apporter une réponse qui soit à la fois simple à comprendre, mais qui ne fasse pas que survoler le sujet. Parce que cette mystérieuse question à laquelle je vais tenter de répondre, énormément de personnes se la posent et malheureusement, les réponses qu’on peut trouver sur internet ne sont, selon moi, pas pertinentes.

Bon je pense que cette fameuse question, vous voyez de laquelle je parle (en même temps c’est dans le titre 😂) : «Mais au fait, combien ça coûte un site internet ?».

Bon sur le papier, je vous l’accorde, cette question paraît plutôt simple. Mais si vous posez cette question à n’importe quel professionnel du web, il vous répondra «ça dépend».

Autrement dit «c’est trop long et compliqué à expliquer, donc ne pose pas plus de questions s’il te plaît».

Alors oui, c’est effectivement compliqué à expliquer et ça prend un peu de temps. Donc je préviens tout de suite ceux qui voudraient une réponse rapide et ultra simplifiée : vous n’êtes pas au bon endroit, puisque si vous cherchez une grille tarifaire, vous n’en trouverez pas dans cet article.

Parce qu’en ce qui concerne le fait de donner des estimations de prix pour un site internet, j’ai un avis plutôt tranché sur la question.

reponse prix site internet

Et oui, je suis de ceux qui pensent qu’on ne peut pas dire combien coûte un site internet puisque pour moi, le «bon» prix n’existe pas.

J’ai donc rédigé cet article pour vous permettre non pas de connaître les prix d’un site internet, mais de les comprendre. Ce qui je pense, vous servira beaucoup plus.

La recette qui détermine le prix d'un site internet

Vous allez voir que tout au long de cet article j’utiliserai beaucoup d’analogies et de métaphores pour expliquer des concepts clés. Comme cet article s’adresse autant à des personnes qui ne sont pas à l’aise avec internet qu’à celles qui ont quelques bases, j’explique de cette façon pour être sûre que tout le monde comprenne. Donc pour commencer, voici les trois ingrédients de la recette tarification d’un site internet.

ingredients tarification 1

On va voir ensemble chacun de ces éléments et comprendre quelle importance ils ont sur le résultat final.

Mais avant ça, je vais rapidement revenir sur ce que j’ai dit un peu plus tôt au sujet des articles qui expliquent combien coûte un site internet.

Qui a déjà suivi une recette d’un plat ou d’un dessert compliqué et a obtenu exactement le même résultat que sur la photo ? On est d’accord, personne.

Parce que 1) vous avez utilisé d’autres marques d’ingrédients 2) vous avez utilisé un four, un plat et des ustensiles différents et 3) vous n’avez pas exécuté les étapes de la même façon (incorporer, mélanger, etc…).

Pour avoir suivi et tenté des dizaines de recettes de pâte à pizza, je vous assure qu’elle n’a jamais la même allure que celle sur les photos et le même goût qu’en restaurant. À mon plus grand désespoir d’ailleurs.

Pour un site internet, c’est exactement la même chose. Il y a trop de cas de figure différents pour anticiper tous les résultats possibles. Et c’est justement ça le problème, on ne peut proposer une tarification standardisée qu’à partir du moment où le résultat final est le même tout le temps. Pourquoi il est impossible de dire combien coûte la construction d’une maison ? Parce qu’on ne sait pas à l’avance la localisation, la superficie, le nombre d’étages ou encore les matériaux utilisés.

Donc dans ce cas là comment certains arrivent à faire des estimations assez précises dans leurs articles ?

C’est simple, ils sont sortis dehors, ont léché leur doigt et l’ont mis face au vent. Grâce à ce procédé révolutionnaire, ils ont défini des grilles tarifaires. À vous de juger si ces résultats sont fiables ou non.

Bon d’accord, je suis un peu méchant avec eux. Mais si je le suis, c’est parce que je pense que ce qu’ils font est dangereux pour les freelances et agences. À tout vouloir standardiser on finit par en oublier qu’on est des êtres humains et pas des machines.

Mais ça, c’est un autre sujet.

Ce que je vous propose ici, c’est qu’on voit ensemble autour de quels grands éléments une tarification se compose.

Une fois que vous aurez cette vision d’ensemble, vous comprendrez comment un site internet peut coûter quelques centaines d’euros alors qu’un autre en coûtera plusieurs milliers.

Premier ingrédient : le besoin

Attention, je vais peut-être vous dire quelque chose qui va vous surprendre.

Vous êtes bien assis ? Ok, c’est parti.

Personne n’a besoin d’un site internet.

Je vous assure que si vous comprenez ça, vous faites un grand pas. Parce que malheureusement, autant du côté des clients que des prestataires, beaucoup ne l’ont pas encore compris.

Mais alors si personne n’a besoin d’un site internet, pourquoi il y en a quasiment 2 milliards et que pratiquement tout le monde en veut un ?

besoins site internet

Un site internet n’est donc qu’un moyen de répondre à ces besoins, ce n’est jamais la finalité ni le coeur du besoin.

Reformulation du besoin

Maintenant, comprendre et dire «je veux une meilleure visibilité grâce à un site internet» c’est bien. Et qu’on se le dise, c’est nettement mieux que de dire «je veux un site parce que tout le monde en a un et pas moi».

Par contre, ce n’est toujours pas suffisant pour qu’on puisse donner une réponse à ce besoin.

Parce qu’il manque un élément, et cet élément c’est le contexte.

On ne donnera pas la même réponse à une coach qui vient tout juste de se lancer, qu’à un restaurant qui cartonne dans le centre de Paris. Ils peuvent très bien avoir les mêmes besoins sur le papier, mais leur contexte sera différent.

Si les besoins sont uniques, c’est parce que les contextes sont toujours différents.

À partir du moment où on comprend l’importance du contexte par rapport au besoin et l’influence qu’il a sur lui. On se doit de commencer la discussion par cet élément.

Prendre le temps d’expliquer et décrire le contexte, c’est donner de la profondeur au besoin. C’est donner des informations subtiles et précieuses qui peuvent totalement changer la réponse qu’il faut donner.

Sauf que voilà, dans la plupart des cas voici comment les discussions commencent :

Client : Moi je voudrais un site internet avec cette couleur, un menu déroulant et un formulaire de contact tout en bas de chaque page.

Prestataire : D’accord, c’est possible. Vous voulez combien de pages sinon ? Si c’est entre 5 et 10 pages, ça sera 750€. Si c’est entre 10 et 15 pages, ça sera 1000€.

Client : *réponse inutile*

Prestataire : *question inutile*

Et cette discussion peut durer longtemps sans que ni l’un ni l’autre aborde le sujet du contexte et des besoins liés à l’activité. Le client peut très bien se retrouver avec un site internet conforme à ses attentes, mais sans savoir concrètement à quoi il lui sert. Désolé, mais de mon point de vue c’est de l’argent dépensé dans le vent. 💨

Quand le client accepte que son rôle ce n’est pas de dire au prestataire comment faire son travail mais plutôt de parler de ce qu’il connaît le mieux, à savoir son contexte et les besoins de son activité. Alors le projet démarre sur de bonnes bases et les chances d’une bonne tarification sont bien meilleures.

Le seul point technique que le client doit aborder de lui-même dès le départ, c’est au sujet du type de site internet désiré.

types site internet

Ce que vous devez retenir de cette partie c’est que mal définir le besoin est LA chose à ne pas faire. C’est comme commencer à faire un gâteau au chocolat et se rendre compte après coup qu’on a oublié le chocolat.

Donc quand on veut exprimer un besoin, il faut toujours chercher à creuser le plus possible. C’est en creusant profondément qu’on trouve le coeur du problème. Ne pas le faire c’est prendre le risque de définir des besoins de surfaces qui ne feront généralement pas avancer les choses.

Pour conclure, des besoins liés à un site internet, il en existe beaucoup. Mais quand le besoin est exprimé avec un contexte, les combinaisons sont infinies.

Donc cette réponse déterminera, en partie, le coût du site internet. Plus elle sera complexe, plus la tarification sera élevée.

Deuxième ingrédient : le type de solution

Une fois que le besoin est clair, on va pouvoir choisir le type de solution le plus adapté.

Ce choix va devoir se faire en deux parties, mais dans cet article je ne parlerai que de la première. Celle qui consiste à choisir entre : les logiciels en ligne, les freelances et enfin, les agences.

La deuxième partie consiste à choisir quel logiciel, quel freelance ou quelle agence.

Malheureusement sur cette question de quel type de solution privilégier, je ne pourrais pas donner de réponse du type «dans telle situation, choisissez tel type de solution». Mais la seule chose que j’ai à dire à ce sujet, c’est que le prix ne doit jamais être le seul critère de décision.

Sauf que justement, quand on compare les prix de ces différentes solutions, une immense confusion s’installe.

Comment expliquer qu’un site internet peut coûter entre 5 et 50 euros par mois avec des logiciels comme WordPress, Wix, Shopify ou encore Squarespace, alors qu’un freelance ou une agence peuvent facturer plusieurs centaines, voir milliers d’euros, pour un résultat qui sur le papier semble équivalent ?

Quand j’ai commencé à créer des sites internet, j’ai pendant très longtemps eu du mal à trouver une argumentation valable à cette question. J’ai même quelque temps eu le syndrome de l’imposteur quand je facturais mes clients.

Mais le pire, c’est le jour où une cliente m’a dit que ce que je lui avais proposé, elle aurait pu le faire elle-même.

À ce moment je n’ai pas su quoi lui répondre, et oui, mon ego en a pris un sacré coup.

De mémoire, j’ai du transpirer à grosses goûtes et dire que je comprenais son point de vue, donc que j’allais retravailler pour proposer un meilleur résultat. Heureusement, cette histoire s’est bien terminée.

Mais après cette expérience, je me suis dit qu’il fallait que je trouve un argument solide dans le cas où on me refaisait ce type de remarque. Donc l’explication que je vais vous partager, est seulement une parmi tant d’autres. Par contre, c’est celle qui à mon sens est la plus importante à comprendre. Mais avant ça, voyons ensemble ce qu’est un logiciel en ligne pour ceux qui ne savent pas de quoi il est question.

Les logiciels en ligne

Peut-être que le mot logiciel peut provoquer chez vous un début d’angoisse. Alors si en plus j’ajoute le terme «en ligne», c’est possible que votre pression artérielle chute d’un coup. Ne vous inquiétez pas, je vais vous expliquer tout ça avec des mots simples.

Je vais prendre un exemple avec un type de logiciel que tout le monde a déjà utilisé dans sa vie : un logiciel de traitement de texte.

Des logiciels de ce type il en existe beaucoup, mais je vais en prendre trois : Microsoft Word, Google Doc et l’application Notes qui est installée sur tous les iPhone.

Un logiciel c’est ni plus ni moins que du code informatique qui permet de faire des actions précises. Pour un logiciel de traitement de texte, c’est la saisie, la correction et la mise en forme d’un texte.

Maintenant, ce que vous devez comprendre c’est que ces trois logiciels sont installés et pensés différemment. Par exemple, pour utiliser Microsoft Word il faut installer le logiciel sur son ordinateur. L’application Notes est déjà installée et pensée pour l’iPhone. Et pour finir, Google Doc est un logiciel en ligne qui n’a donc pas besoin d’être installé sur votre ordinateur. Il faut simplement avoir une connexion internet et un navigateur.

Quand on parle de logiciels en ligne pour de la création de sites internet, voici les grands acteurs.

logiciels en ligne

Il est donc possible d’utiliser ces logiciels directement sur les sites internet de ces entreprises. Ils n’ont pas tous les mêmes fonctionnalités mais permettent tous de créer assez simplement un site internet et de le publier en ligne.

Comme but de cet article n’est pas de décortiquer et de comparer toutes ces solutions entre elles, je vous ai mis ici que les noms les plus connus.

Par contre, ce qu’on va voir ici c’est pourquoi il y a une si grande différence de prix entre ces logiciels et les freelances/agences.

En choisissant de créer son site internet sur avec Wix, WordPress et compagnie, ce qu’on paye c’est l’accès au logiciel pour créer un site internet. Ils ne donnent donc pas de réponse aux besoins liés à son activité, mais un moyen d’y répondre.

Alors oui, si on regarde les sites internet de ces logiciels, on peut croire qu’à l’instant où on va procéder au paiement, on obtiendra visibilité, professionnalisme, santé et bonheur.

Attention, je ne dis pas que ces logiciels ne peuvent pas permettre de répondre à ces besoins (bon, sauf santé et bonheur). Et je ne dis pas non plus que ce sont de mauvaises solutions.

Par contre, ce que je dis c’est qu’il est important de prendre un peu de recul avec ce que ces entreprises promettent. Parce qu’elles sont très fortes en matière de marketing et de communication.

Maintenant, imaginez que vous voulez aller à un endroit, mais vous ne savez à la fois pas comment vous y rendre et en plus de ça, vous n’avez pas le permis.

Ce que vous proposent les logiciels en ligne c’est de vous louer une Ferrari. Ce que les freelances et les agences vous proposent c’est de vous conduire jusqu’à votre destination.

Oui, il est possible d’apprendre à conduire en chemin, et certains arriveront là où ils voulaient aller en plus ou moins de temps. Mais d’autres n’arriveront jamais à destination parce qu’ils se prendront un platane au premier virage.

Avoir des outils performants ne garantit pas des résultats performants. Sans comprendre un minimum des sujets comme le marketing, la communication, la vente ou encore le design, l’utilisation de ces logiciels ne fera pas spécialement avancer les choses.

Les freelances et agences

Dans cette partie, je ferai assez peu de distinction entre les freelances et les agences. Pourtant, vous savez que des différences, il y en a.

D’abord au niveau des tarifs, qui ne sont évidemment pas les mêmes. Mais aussi dans la façon de créer le site internet. Les agences vont faire intervenir plusieurs profils différents dans le processus de création tandis que le freelance sera seul tout du long.

Mais si j’ai décidé de regrouper ces deux types de solutions dans une seule et même partie, c’est parce qu’elles se basent sur le même modèle économique : celui de facturer au temps de travail.

De manière générale, le tarif qu’un freelance ou une agence va appliquer va dépendre du temps qu’il estime nécessaire pour répondre à la demande. Donc comme on a vu au tout début, plus cette demande est complexe, plus le temps de travail sera élevé et donc plus le prix le sera aussi.

Bon à ce niveau-là, rien de bien compliqué à comprendre.

Par contre, là où les choses deviennent moins simples, c’est pourquoi à partir d’une même demande il est possible d’avoir des estimations de temps très différentes ?

Pour comprendre la première raison, imaginez que vous devez expliquer à un constructeur immobilier comment vous voulez votre maison, sans avoir aucun plan à lui montrer ni même une idée précise de toutes les choses à prendre en compte pour la construction.

C’est ce qui se passe dans 90% des cas quand une personne demande un devis à un freelance ou une agence.

Plus la demande est floue, plus les interprétations peuvent être variées.

Et la deuxième raison, c’est que même en précisant au maximum sa demande (ce qui n’est pas nécessairement une bonne chose), il n’existe pas un seul chemin pour arriver à la destination voulue.

Comme on l’a vu, les freelances et les agences sont des guides.

Ils vont définir un moyen de se rendre à la destination finale en fonction de :

  • Leur compréhension du besoin
  • Leur expérience
  • Et leurs compétences

Et vous allez voir dans la prochaine partie que la création d’un site internet nécessite de se poser des dizaines, voir des centaines de questions. Rassurez-vous, on ne pas va pas toutes les voir ensemble. Par contre on va faire un tour d’horizon pour que vous compreniez une partie cette réflexion qui permet d’estimer le temps de travail d’un site.

Troisième ingrédient : les moyens

Là encore, ce qu’on va voir ensemble est directement influencé par ce qu’on a vu précédemment. C’est-à-dire que selon le type de solution qui va être choisi, les moyens utilisés ne seront pas les mêmes.

Juste avant, on a vu qu’il n’existait pas un seul moyen de créer un site internet. Par contre, la réussite d’un site internet nécessite d’intégrer trois éléments fondamentaux.

Si un seul de ces éléments est complètement négligé, le site internet ne pourra répondre à aucun besoin.

moyens site internet

Technique

La première chose essentielle pour tout site internet est bien évidemment la partie technique.

L’objectif de cette partie est de créer un site internet qui fonctionne et qui continuera à fonctionner encore longtemps. Ça peut paraître assez simple dit comme ça mais en réalité c’est loin d’être évident.

Il faut comprendre que des technologies pour créer un site internet il en existe des dizaines. Bon, si je commence à vous parler de tout je risque de vous perdre en chemin.

Donc on va simplement séparer ces technologies en 2 catégories : les logiciels et les langages de programmation.

Les logiciels c’est relativement simple, c’est ce qu’on a vu un peu plus tôt. C’est ce type de solution qui est majoritairement utilisé par les freelances et agences.

Il y a deux raisons principales à ça. La première c’est que ces logiciels permettent un gain de temps dans le processus de création du site. Forcément, qui dit gain de temps, dit tarif moins cher et donc une meilleure attractivité sur le marché.

La deuxième c’est que ces logiciels permettent à des profils pas forcément techniques de proposer des services de création de site. Donc aujourd’hui même un webmarketer ou un webdesigner peut être capable de créer un site internet alors que ce n’est pas son coeur de métier.

La deuxième catégorie de technologie consiste à coder un site internet avec des langages de programmation. Autrement dit de concevoir le site quasiment de A à Z. Alors là pour le coup seul les profils vraiment techniques utilisent cette façon de faire.

Mais vous allez me dire, quel intérêt de faire un site de cette façon si ça prend plus de temps ?

Lorsque les besoins techniques sont vraiment poussés et que l’entreprise a une vision long terme, il est préférable de se tourner vers ce type de solution. Généralement, ces grosses entreprises ne veulent pas être dépendantes de solutions externes, donc elles préfèrent développer leur solution en interne.

Évidemment, la différence de coût entre ces deux technologies est assez importante. C’est pour ça que c’est une solution qui concernera surtout les gros budgets.

Donc le choix de la technologie est le plus gros paramètre dans le sens où il peut changer un prix du tout au tout. Mais comme vous vous en doutez, ce n’est pas la seule chose qui va avoir une incidence sur le prix.

technique site internet

Là encore, je ne vais pas trop m’attarder sur chaque élément. Je vais simplement expliquer en une phrase de quoi il est question pour que vous ayez une vision globale du sujet.

  • Maintenance : tout ce qui concerne la correction des bugs, les mises à jour et l’analyse du site.
  • Sécurité : majoritairement des actions préventives pour limiter les failles, mais aussi quelquefois des actions correctives dans le cas d’une faille exploitée par un hacker.
  • Performance : alléger le site internet le plus possible pour le rendre rapide à charger.
  • Responsive : adaptabilité du site sur différents supports comme l’ordinateur, la tablette et le mobile.
  • Référencement : faire des actions sur le site mais aussi en dehors pour donner des signaux positifs à Google pour qu’il positionne les pages sur certaines recherches internet.
  • Fonctionnalités : peut être beaucoup de choses, comme un blog, un formulaire à une newsletter, une traduction en plusieurs langues, la possibilité de s’inscrire ou encore de commenter.
  • Hébergement : un site internet a besoin d’un hébergement, d’un nom de domaine, d’une base de données et des fois d’emails.

Tous les éléments dont je viens de vous parler sont indispensables à la réussite d’un site internet. Par contre, selon les contextes et besoins, il n’y aura pas besoin de la même charge de travail.

La partie technique c’est ce pilier qui, à lui seul ne sert pas à grand chose. Mais si il n’est pas assez solide, rien ne pourra se construire dessus

Marketing

Bon il faut reconnaître que le mot «marketing» est tellement utilisé de nos jours qu’il compliqué de savoir de quoi on parle concrètement.

D’ailleurs ça tombe mal puisque quand on parle de marketing pour un site internet, il peut être question de beaucoup de choses. 😅

Ici on ne va se concentrer que sur deux points : le contenu et la visibilité.

Dans la partie précédente, on a vu tout ce qui concerne la partie technique d’un site internet. C’est essentiel oui, mais ça ne fait pas tout.

Un site internet sans réflexion et démarche marketing ne servira jamais à rien.

La toute première chose dont il faut se préoccuper, c’est le contenu. Donc ce qui va être dit et comment il sera dit. Mais bien évidemment, l’objectif n’est pas de créer du contenu juste pour créer du contenu. L’objectif c’est de rédiger du contenu pour vendre.

Alors oui je sais, certains doivent avoir le visage crispé rien que d’entendre parler de vente. D’ailleurs j’ai longtemps été dans ce cas là.

Mais un jour j’ai compris une chose : tout le monde a quelque chose à vendre, même si c’est gratuit.

Ceux qui disent le contraire se mentent à eux-mêmes ou alors utilisent une technique marketing qui consiste à faire croire qu’on n’a rien à vendre pour gagner la confiance d’une personne.

Il n’y a rien de mauvais dans le fait de vendre, tout dépend de la manière dont on le fait.

Ceux qui n’acceptent pas ça ou ne le comprennent pas rédigent généralement du contenu très informatif et autocentré. Les visiteurs ont certes besoin d’informations, mais ils ont surtout besoin qu’on les comprenne et qu’on les motive à passer à l’action.

Donc à partir du moment où on comprend ça, soit on rédige son contenu seul, soit on se fait accompagner dans la rédaction. Choisir la deuxième solution alourdira nécessairement le prix du site parce qu’une charge de travail et des compétences supplémentaires seront nécessaires.

Maintenant, créer du bon contenu c’est bien, mais encore faut-il que des gens le voient.

Quand on parle de visibilité sur internet, on utilise le terme «référencement» ou «SEO».

Le référencement c’est ce qui consiste à bien positionner un site internet dans les résultats de recherche de Google. Je parle de Google mais tout ce que je vais dire s’applique aussi à Yahoo, Bing et d’autres moteurs de recherche comme Qwant. Mais comme Google représente 90% des parts de marché, on va dire qu’il est plus stratégique de se concentrer que sur lui.

Sauf que justement, ce monopole que détient Google a des conséquences : être très exigeant et dicter seul ses propres règles. Avoir les faveurs de Google en étant bien positionné est donc loin d’être une tâche simple et rapide.

Cette difficulté va dépendre principalement de deux choses : des mots-clés sur lesquelles on souhaite être visible et de la concurrence présente sur ces mots-clés.

Pour atteindre ces objectifs de visibilité, il y a deux façons de s’y prendre. Par le référencement naturel ou alors par le référencement payant.

Comme son nom l’indique, le référencement payant nécessite de payer. Plus précisément, payer la publicité de Google.

Parce que oui, Google n’est pas une association caritative. Donc si il peut rendre difficile la tâche du référencement naturel de façon à pousser les gens à payer sa publicité, il ne s’en privera pas.

Pour ce qui est du référencement naturel, il n’a de naturel que son nom. Croire qu’il suffit de publier son site internet pour qu’il soit naturellement bien positionné est une erreur.

Un gros travail doit être fait sur plusieurs fronts pour obtenir une visibilité intéressante.

Pour déterminer qui mérite cette visibilité, Google a mis en place des centaines de critères. Mais comme les recettes McDonald, Google préfère garder secret une partie de ces critères.

Donc aujourd’hui personne n’est capable de prédire à l’avance quel sera le résultat d’un travail de référencement. Ce qui évidemment, complique un peu la tarification.

Mais gardez à l’esprit qu’un travail de référencement est toujours nécessaire. Ne serait-ce que pour être positionné en première position sur votre nom de marque ou votre nom et prénom. Ce qui des fois peut être assez compliqué et c’est mon cas d’ailleurs. À l’heure où j’écrit cet article, mon site internet n’est toujours pas en première position sur la recherche «Théo Michel». Comme mon nom et prénom sont assez courants et qu’un de mes homonymes est très actif sur internet, la concurrence est assez rude.

Pour conclure, créer du bon contenu et être visible est un travail compliqué qui demande du temps. Mais ce sont des éléments très importants puisque ce sont eux finalement qui apportent le retour sur investissement d’un site internet. Donc à moins de vouloir un site internet juste pour faire jolie, il faudra obligatoirement se pencher sur la partie marketing.

Design

Pour terminer en beauté, finissons avec un sujet qui divise. J’ai nommé le design.

C’est un sujet qui fait naître beaucoup d’extrêmes, certains y accordent beaucoup d’importance, voir peut-être trop, et d’autres au contraire s’en foutent royalement.

Personnellement, je suis de ceux qui pensent qu’il faut toujours travailler le fond avant la forme MAIS que le fond à lui tout seul ne suffit jamais.

Comme pour le mot marketing, le design est tout aussi vague.

Quand on parle de design pour un site internet, on parle à la fois de la partie esthétique. Donc tout ce qui est couleurs, typographies, images, etc…

Mais aussi d’une partie qu’on appelle l’expérience utilisateur. On va s’attarder rapidement dessus pour que vous compreniez ce terme.

Quand un utilisateur se rend sur un site internet, c’est pour faire une action précise. Rechercher une information, acheter quelque chose, utiliser un service ou encore contacter une entreprise.

L’expérience utilisateur consiste à rendre la réalisation de cette action la plus accessible et confortable possible. Pour ça il existe certaines règles qui sont assez peu contestables. Par exemple, pour rendre confortable et lisible un texte, on n’utilise pas du gris foncé sur du noir et on ne fait pas des paragraphes qui s’étalent sur toutes la largeur de la page. Ça fatiguerait le regard et donc impacterait la bonne compréhension des informations.

Par contre, des règles pour définir comment concevoir un beau site internet, il n’y en a pas vraiment. Parce que vous connaissez sûrement ce dicton «les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas».

Alors oui, mais pas tout à fait.

Parce que même si il n’existe pas vraiment de règles à proprement parler, il existe des bonnes pratiques. Il n’y a pas d’obligation de les suivre, mais il faut les comprendre si on veut les déconstruire et avoir un bon résultat.

Ceux qui n’accordent pas d’intérêt au design ont tendance à penser qu’un web designer fait son travail à base de «allez hop je met ça là, pouf ça par ici et pif ça par là». Les choix que fait un web designer ou un designer au sens large sont des choix réfléchis en toute connaissance de cause.

Mais malheureusement, les métiers créatifs ont encore un rôle plutôt ingrat, car bien souvent incompris.

Pourtant le design a un fabuleux pouvoir, celui de pouvoir vendre plus cher un produit ou un service.

Si les marques de luxes sont ce qu’elles sont, c’est en partie grâce à leur design. Un positionnement qu’il soit luxueux, original ou simplement professionnel, se construit avec une identité graphique travaillée.

Mais aujourd’hui, avoir un beau site ne nécessite pas forcément d’être un designer aguerri. Il est possible de créer un site internet à partir d’un thème. Des designers imaginent des sites internet avec du faux contenu et vendent leur création. Il suffit alors simplement de changer le contenu pour s’approprier le site.

La deuxième solution consiste à créer un design sur mesure. Donc on fait ce qu’on appelle une maquette à partir de rien et on imagine un design de A à Z. Ce type de solution est évidemment plus coûteux que la précédente.

Pour résumer, retenez simplement que le design d’un site internet n’est pas là pour faire jolie. Il est là pour définir un positionnement, améliorer l’impact du contenu (donc de la communication) et faire passer à l’action l’utilisateur. Et oui, rien que ça.

Pour conclure sur les moyens, j’espère que vous avez compris qu’il existe une infinité de façons de créer un site internet. Mais peu importe la façon de faire, il est indispensable de prendre en considération autant la partie technique, que celle du marketing et du design.

Bien sûr, selon les besoins et les situations, tous ces éléments ne demanderont pas exactement le même niveau d’attention et la même quantité de travail. Mais l’absence totale de l’un d’eux n’est jamais une bonne chose.

J’espère que toutes ces explications vous auront permis de comprendre qu’il y a bien trop d’éléments qui entrent en jeu pour estimer le coût d’un site internet.

Conclusion

Si vous êtes arrivé jusqu’ici, déjà merci. D’abord pour votre attention et ensuite pour l’intérêt que vous portez à ce sujet. Si vous avez un besoin de site internet, sachez que ce que vous venez de faire est très respectueux vis-à-vis des futures personnes avec qui vous allez travailler.

J’espère que cet article vous aura permis d’y voir plus clair sur ce qui se joue derrière les différents prix de site internet. Bien sûr, j’ai conscience que la réponse n’est pas totalement complète.

C’est pour ça que je prépare un deuxième article pour cette fois-ci expliquer quels sont les tarifs à ne pas accepter. Donc si vous êtes intéressé, n’hésitez pas à vous abonner à ma newsletter pour être averti quand cet article sortira.

D’ailleurs, on me chuchote dans l’oreillette que si la demande est présente, il se pourrait bien qu’un jour une formation voie le jour sur comment définir et cadrer ses besoins en matière de site internet…

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