Ça y est, je démarre (enfin) mon blog

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Ça y est, je démarre (enfin) mon blog

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10 minutes
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Il y a 2 mois

Voilà enfin mon tout premier article de blog. Il était temps !

Au moment où j’écris cet article ça fait déjà 4 ans que je suis entrepreneur. Et pendant tout ce temps je n’ai jamais communiqué. Ni blog ni communication sur les réseaux sociaux ni même de networking.

Mais bon ça à la limite ce n’est pas très grave.

Par contre ce qui l’est un peu plus c’est que j’ai pendant un temps proposé des services en web marketing. Donc ça m’arrivait de dire à des clients que c’était important de communiquer en créant du contenu, sauf que de mon côté c’était le néant absolu. Oui je sais, c’était osé.

Donc pour me racheter une crédibilité, je démarre aujourd’hui mon blog avec ce premier article qui va expliquer :

  • pourquoi je n’ai pas communiqué plus tôt
  • pourquoi je commence maintenant
  • et qu’est-ce que je compte proposer pour la suite

Avant de commencer, je préfère vous prévenir des bases sur lesquelles ce blog va se construire. L’idée centrale c’est simplement de montrer l’envers du décor d’un jeune entrepreneur. Comme ce que j’aime c’est apprendre et entreprendre, je me dis qu’il y a matière à partager avec vous. Mais même si je compte parler de tout un tas de choses, je veux garder une ligne de conduite : celle de parler de sujets sérieux sans se prendre pour autant au sérieux.

Et vous le verrez rapidement dans ma façon de communiquer et d’échanger, j’évite tout ce qui devient trop sérieux et trop conventionnel.

Mais je n’ai pas non plus l’objectif de faire un journal intime où je vais faire un monologue et parler dans le vide. Je veux que pour chacun de mes articles vous puissiez en tirer quelque chose d’applicable dans votre activité ou votre vie et qu’on puisse échanger dessus.

Bon voilà, au moins maintenant vous êtes prévenu ! 😊

Les blocages liés à la création de contenu

Comme je l’ai dit en introduction, je suis à la base freelance en création de site internet et web marketing. Et récemment je me suis rendu compte d’une chose. J’ai pendant longtemps dit que je n’aimais pas l’expression du «cordonnier mal chaussé» et pourtant ça fait plusieurs années que j’en suis un.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette expression, c’est pour dire que quelqu’un propose quelque chose qu’il n’applique pas à lui-même. Par exemple un dentiste avec des caries ou une coach en thérapie de couple en plein divorce.

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde »

- Gandhi

Depuis que j’ai démarré mon activité de freelance, j’ai toujours su que n’importe quel entrepreneur devrait créer du contenu. Parce que je suis convaincu que si la majorité des entrepreneurs faisait ça, tout le monde en sortirait gagnant.

  • L’entrepreneur est gagnant parce qu’il améliore sa visibilité et attire des clients qui lui correspondent mieux
  • Les clients sont mieux informés et donc font de meilleurs choix pour les freelances avec qui ils veulent collaborer
  • Et pour finir, le marché est tiré vers le haut parce qu’on ne choisit plus un freelance seulement pour son tarif ou son expérience, mais aussi pour sa personnalité et ses valeurs. Du coup ça crée une concurrence plus saine.

Donc la question c’est pourquoi, en sachant tout ça, j’ai attendu tout ce temps pour avant de communiquer ?

Avoir la tête dans le guidon

La première raison, et vous le savez sûrement aussi, mais être entrepreneur c’est souvent être au four et au moulin. D’un côté on doit s’occuper de ses clients, mais de l’autre, qui s’occupe de notre propre activité ?

Du coup dans ce genre de configuration on doit gérer 36000 choses à la fois et on finit par réfléchir bêtement. Dans le sens où on commence à privilégier les choses urgentes et celles qui apportent des résultats à court terme.

Malheureusement la création de contenu n’est ni quelque chose qu’on peut classer dans la colonne urgence ni dans celle des actions qui apportent des résultats immédiats.

Il y a une petite histoire que j’aime bien utiliser pour faire comprendre aux gens à quel point penser de cette façon n’a aucun sens.

C’est l’histoire d’un homme qui se balade en forêt et qui croise un bûcheron sur sa route. Il l’observe pendant quelques minutes et s’aperçoit qu’il est totalement exténué à force de couper des arbres. Il se rapproche un peu et remarque que la hache de ce bûcheron n’est plus du tout aiguisée, pourtant il continue à frapper de toutes ses forces pour couper l’arbre devant lui. Du coup, l’homme décide d’aller le voir et lui demande pourquoi il ne s’arrête pour changer de hache. Comme ça il irait plus vite et ça lui demanderait moins d’effort pour couper le reste des arbres.

Le bûcheron, tout en continuant à couper son arbre lui dit : «je n’ai pas le temps de me reposer pour changer de hache, j’ai encore beaucoup d’arbres à couper».

Ce qui est bien avec cette histoire c’est qu’elle peut parler à tout le monde : étudiant, salarié, fonctionnaire ou entrepreneur. On a tous tendance à se trop se focaliser sur la production (donc ce qu’on doit faire) plutôt que sur la capacité de production (donc nous-mêmes).

Par exemple ça a été prouvé des milliards de fois qu’on réfléchis mieux, qu’on a plus d’énergie et qu’on est globalement plus heureux quand on fait du sport, qu’on mange équilibré et qu’on dort suffisamment. Pourtant très peu d’entre nous accordent suffisamment d’attention à ces trois domaines.

Mais à la différence du salariat ou des études, quand on est entrepreneur il n’y a pas vraiment de limite sur la quantité de travail à fournir. Du coup on peut rapidement se retrouver comme un hamster dans sa roue. C’est-à-dire que plus il court, plus la roue tourne vite et plus il doit courir encore plus vite.

Le travail génère encore plus de travail

Donc pour un entrepreneur c’est encore plus important de savoir faire un pas de côté et prendre du recul sur la direction dans laquelle on va et comment on s’y prend.

Le mauvais perfectionnisme, celui qui mène à l'inaction

L’autre raison pour laquelle je n’ai pas créé de contenu plus tôt c’est parce que j’avais ce mauvais côté perfectionniste. Je dis mauvais côté parce que j’estime que dans certaines situations c’est une bonne chose d’être perfectionniste. Par contre la frontière entre le perfectionnisme con et le perfectionnisme intelligent est très mince.

« Fait est mieux que parfait »

- Inconnu

Donc ce qui s’est passé pour moi c’est qu’à certains moments je m’étais motivé à créer des articles. J’avais commencé à en écrire quelques-uns sur des sujets comme «combien coûte un site internet» ou «qu’est-ce qu’un bon logo».

Bon pour commencer un blog, je dois dire que ce n’est sûrement pas les sujets les plus simples à aborder. C’est comme si un coach de vie commençait son blog avec comme premier article «comment être heureux».

Du coup, je me suis retrouvé à passer des dizaines d’heures à rédiger ces articles pour essayer de décortiquer ces sujets et de les expliquer de la meilleure manière possible.

Résultat final : je ne les ai jamais publiés.

Si qui m’a aussi rendu la tâche extrêmement compliquée, c’est que je suis pas spécialement bon à l’écrit.

Et la particularité de l’écrit, par rapport à la vidéo ou de l’audio par exemple, c’est que c’est très rapide et facile de modifier un document texte. Du coup on peut avoir tendance à réécrire sans cesse ce qu’on a écrit la veille. Alors que la vidéo, à moins d’être un très gros perfectionniste, on ne fait ne recommence pas des centaines de fois ses vidéos.

Donc voici la formule spéciale pour tous ceux qui veulent rater leur communication :

Format pas adapté à ses forces + perfectionnisme = échec cuisant

Bon, là vous vous dites peut-être qu’il y a un truc qui cloche. D’un côté je dis qu’il faut choisir un format qui vous correspond et de l’autre je fais des articles alors que je dis que je viens de dire que je suis pas bon à l’écrit.

Bon, j’avoue qu’objectivement c’est ni très intelligent ni très stratégique, mais je ne sais pas pourquoi, mais je vois tout ça comme un challenge et je suis curieux de voir jusqu’où ce projet peut aller.

La chose que j’ai souvent vue avec mes clients c’est qu’ils ne voient souvent que très peu de manières de communiquer. Généralement, ils pensent soit publications sur les réseaux sociaux, soit des articles.

Alors que des formats il en existe 4 : le texte, la vidéo, l’audio et l’image.

Donc si vous n’êtes pas à l’aise avec votre image pour faire une vidéo, faites un podcast. Si vous n’aimez pas votre façon de parler ou votre voix, faites des photos, infographies, ou schémas. Si vous n’êtes pas créatif, écrivez des articles. Si vous n’aimez rien de tout ça, alors vous pouvez toujours payer quelqu’un pour le faire à votre place.

L’ordre dans lequel je vous dis tout ça a son importance. La vidéo et l’audio sont deux formats d’avenir. Pour la simple et bonne raison qu’il est plus facile de transmettre des émotions et une personnalité à travers ces médias qu’avec du texte et de l’image. Même si bien sûr, ça reste possible.

Une fois le format choisi il faut trouver l’approche, c’est-à-dire le sujet qu’on va traiter et la façon dont on va l’aborder. L’idéal c’est de trouver une idée de contenu qui soit dans la continuité de ce que vous faites déjà. Personnellement, je lis régulièrement des livres et je regarde des conférences TED. Donc plutôt que de choisir une approche qui va me demander de rajouter quelque chose dans mon agenda, je crée du contenu en me servant de ce que je fais déjà en temps normal. Donc en l’occurrence je fais des résumés de livres et de conférence TED.

Créez toujours du contenu pour lequel vous allez pouvoir en tirer un bénéfice personnel, quelque soit la visibilité et les feedbacks que pourrez avoir

C’est très important de raisonner comme ça parce que 90% du temps, les personnes qui commencent une démarche de création de contenu s’attendent à avoir rapidement des feedbacks positifs et une visibilité. Du coup, quand ils se rendent compte du temps que ça prend avant d’avoir ces bénéfices, ils abandonnent.

Donc, dans un premier n’attendez rien d’extérieur que vous ne pouvez pas contrôler, influencer votre démarche.

L'intérêt personnel avant tout

C’est donc pour cette raison que je démarre aujourd’hui ma communication. Parce qu’en réfléchissant bien j’ai trouvé plusieurs éléments qui font que même si ce que je produis ne m’apporte ni visibilité ni feedback, j’en tirerai quand même un bénéfice.

Faites abstraction des éléments extérieurs que vous ne pouvez pas contrôler et concentrez-vous seulement sur la création. Attention, ça ne veut pas dire que vous devez faire ça pendant 3 ans, mais en tout cas pendant les premiers mois il faut absolument avoir cet état d’esprit.

Construire ma marque personnelle

C’est la première raison pour laquelle je démarre ce projet. J’aurais l’occasion de parler un peu plus en détail de ce qu’est la marque personnelle (ou plus généralement appelé personal branding) et d’expliquer en quoi c’est aussi important pour moi et mes projets.

Ce que je peux déjà dire sur le sujet c’est que je crois de plus en plus à l’intérêt de polariser, c’est-à-dire repousser ou attirer les personnes autour de soi.

Quand on débute dans l’entrepreneuriat on fait quasiment tous la même erreur : celle de vouloir plaire à tout le monde pour vendre à un maximum de personne. Avec le temps j’ai compris que c’est sûrement la plus grosse erreur marketing. En fonctionnant comme ça on se retrouve avec une activité qui stagne et meurt à petit feu.

Donc polariser c’est accepter qu’avec certaines personnes ça ne va pas le faire, mais qu’avec d’autres la relation sera beaucoup plus profonde, parce qu’elle se basera sur des valeurs et des visions communes.

Sur le papier c’est relativement simple, mais dans la réalité c’est beaucoup plus dur parce que ça demande à la fois de bien se connaître, d’assumer certaines parties de sa personnalité et de s’ouvrir un peu plus aux autres. Donc d’accepter une forme de vulnérabilité.

La seconde raison pour laquelle je crée du contenu est que je suis face à de gros concurrents.

Alors non je parle pas de concurrents qui proposerait la même chose que moi. Déjà parce qu’à l’heure actuelle même moi je ne sais pas ce que je propose.

Non je parle de la quantité impressionnante de Théo Michel qui existe dans le monde. De plus en plus je me dis que j’aurais préféré que mon père et ma mère m’appellent Gaudefroy Michel, au moins ça aurait été plus simple au niveau du référencement sur Google.

Du coup à l’heure où j’écris cet article je suis très mal référence sur Google. Si vous allez sur Google Image vous allez soit croire que je suis un enfant de 10 ans soit que je suis un jeune dynamique tout droit sorti de HEC (ce qui n’était absolument pas le cas).

theo miche google

Du coup j’en ai fait une affaire personnelle. Pour qu’il n’y ait pas l’ombre d’un doute pour ceux qui voudraient savoir qui je suis, je dois être en première position.

D’ailleurs mention spéciale à toi jeune Théo Michel qui fait de la politique dans le partie républicain et qui actuellement est très bien référencé sur Google. Sache qu’à la fin il n’en restera qu’un et que tout n’est qu’une question de temps.

rire demoniaque

Et pour finir, la dernière chose où j’y vois un intérêt personnel est que comme je le disais un peu plus tôt, je sais que prendre du recul pour un entrepreneur est extrêmement important. Et je me suis rendu compte dernièrement des bénéfices que l’écriture a sur la santé mentale. Poser sur papier ce qu’on vit et synthétiser ce qu’on a apprend a énormément d’avantages.

Être une source d'apprentissage que j'aurais aimé avoir quand j'étais plus jeune

Voilà ce que j’aimerais proposer pour la suite. Du contenu utile, tout en restant léger dans l’approche.

En introduction j’ai aussi dit que je voulais montrer l’envers du décor d’un jeune entrepreneur. Quand je dis ça, je pense autant aux échecs qu’aux réussites. Parce que je trouve malheureusement, je trouve qu’on parle assez peu des échecs dans l’entrepreneuriat. Pourtant c’est selon moi tout aussi intéressant que les réussites. En tout cas c’est une très bonne source d’apprentissage pour ceux qui débutent.

Donc ma communication sera la plus transparente et authentique possible. Ce qui je sais déjà, me mènera bientôt vers des formats qui apportent une meilleure proximité avec son audience, comme la vidéo et l’audio.

Pour terminer, si vous voulez en apprendre plus sur moi rendez vous sur la page d’accueil de mon site. Si vous voulez être sûr de ne pas manquer mes prochains articles vous pouvez vous inscrire à ma newsletter grâce au formulaire qui se trouve en bas de chaque article et aussi sur ma page d’accueil.

Et pour finir, si vous voulez rapidement réagir à ce que je dis dans mes articles ou simplement discuter, vous pouvez le faire grâce au chat présent en bas à droite de l’écran de mon site.

Voilà, vous venez de lire mon tout premier article. Et ça y est, on peut dire que je démarre enfin mon blog.

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